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PENA est né le 9 mai 1975 à Marseille. C'est à l'age de sept ans que sa vocation de chansonnier se révèle, lorsque, fortement marqué par le film E.T., il crée sous le coup de l'émotion " Le rock à E.T. ", dont les paroles inoubliables (" yé yé, c'est le rock à E.T. ; yé yé, c'est le rock à E.T. ") lui assurent aussitôt l'admiration de sa famille, et donne lieu à un premier enregistrement sur le magnétophone familial (aujourd'hui introuvable. Ne cherchez pas. Jamais.). Commence alors son long chemin de poète-chanteur maudit. Tout au long de sa vie de bohème, son quotidien sera émaillé de chansons, sur les filles qu'il aime, sur ce qui l'énerve, sur ce qu'il boit... Sa guitare est la plus fidèle compagne de cet étrange philosophe alcoolique et désabusé chez qui l'on retrouve des influences de Léonard Cohen, de Serge Gainsbourg, et de Jean-jacques Goldman... Entre 1993 ( où
il passe son Bac) et 1999, PENA hante le monde universitaire : il étudie
entre autres la psychanalyse lacanienne, l'hébreu biblique et le
calcul des prédicats du premier ordre en logique formelle, mais
certains prétendent qu'il aurait passé le plus clair de
son temps à fumer et à répéter que les étudiants
sont des cons. Il s'accroche donc aux basques d'un groupe de punk garage marseillais : il les suit en tournée, se bourre la gueule à l'il, pogote et leur fout la honte. Pour se débarrasser de lui, ils lui disent un jour : " N'essaie pas de nous imiter, tu as ton propre style ! C'est trés bien ce que tu fais, pourquoi tu fais pas des concerts et des disques, comme nous ? "
Galvanisé par ces encouragements, il s'inscrit au RMI, devient maniaco-dépressif, veut faire la révolution, essaie plein de nouvelles drogues et donne deux concerts en trois ans. Puis, en novembre 2001, au fond du gouffre financier et spirituel, il enregistre une démo de six titres au studio des Moulins, dans le cadre d'un plan d'aide aux musiciens RMIstes. C'est une renaissance, et on l'entend dans tous les bars parler de ses projets de concerts dans des stades et de double album chez Sony Music. Mais depuis 2002, PENA a mystérieusement disparu de la circulation. Les rumeurs les plus folles circulent : certains jurent l'avoir croisé sous acide à quatre heures du matin entre Septèmes-les-Vallons et Marseille, hurlant " J'ai vu Dieu et il m'a dit que nous étions tous coupables ! " ; d'autres évoquent à mi-voix son recrutement par une mystérieuse conspiration visant à déstabiliser l'Empire Occidental ; d'autres encore croient fermement à son élimination par un Pouvoir inquiet de l'effet de ses textes sur la population...
Nous ne saurons sans doute jamais la vérité. PENA appartient désormais à la Légende. Et il ne nous aura laissé, comme trace de son passage parmi nous, que quelques chansons évoquant l'amour, l'ivresse, la révolte, la mélancolie et Jésus rédempteur. C'est pas mal. Vous devriez écouter... et ensuite lui écrire...
" PENA : Une guitare,
une voix : L'Emotion " Cédric D.
IL AIME : Les amis, la nature, les beignets de crevettes, le communisme libertaire... IL N'AIME PAS : L'injustice, l'hypocrisie, qu'on fasse souffrir les animaux, Wittgenstein et la philosophie analytique... SA PHILOSOPHIE DE LA VIE : " Un milliard de seconde, ça fait quarante ans. Alors j'ai pas encore vécu un milliard de secondes. Mais chaque seconde, je vis un milliard de milliardième de seconde " Une bien belle leçon à méditer... |